Jeudi Noir sort son”Petit livre noir du logement”

Publié le1 octobre 2009

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Le logement, mal du siècle ? Un chiffre pour s’en convaincre : en France près de 6 millions de personne sont mal logées, soit environ 10% de la population. Il n’est aujourd’hui plus possible d’ignorer cette réalité, encore moins de ne pas vouloir la combattre.

C’est à cela que s’attache (s’attaque devrait on dire) un livre qui sort ce jeudi 1er octobre : “Le petit livre noir du logement” aux éditions La Découverte. Les auteurs ? blog -Jeudi Noir_Simon Cottin-MarxL’auteur plutôt : Jeudi Noir, collectif né en 2006 qui dénonce à coup d’happenings festifs, l’inefficacité des politiques en la matière mais aussi les lobbies à l’œuvre dans ce secteur.

Un livre à mettre entre toutes le mains donc, ce que n’a d’ailleurs pas manqué de faire Jeudi Noir en offrant son ouvrage au secrétaire d’État au Logement Benoist Apparu venu visiter vendredi dernier le salon de l’Immobilier à Paris.

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Ce jeudi 1er octobre donc, jour de sortie du journal “De particulier à particulier” ‘d’où le collectif tire une partie de son nom, une seule chose à faire : acheter “Le petit livre noir du logement” et passer à l’attaque, festive, rien que festive, toujours festive, avec Jeudi Noir.

Mediapart – 30-09-09 “Le logement, l’oublié du plan jeunes” par Michaël Hajdenberg

9782707158741R2Dans son plan jeunes présenté à Avignon, Nicolas Sarkozy a consacré hier une phrase, une seule, au logement. Une simple allusion donc, sans mesures précises, pour un thème qui faisait pourtant partie des sujets de réflexion de la commission sur la jeunesse lancée par Martin Hirsch au printemps. Depuis des années, les 16-25 ans sont les premières victimes de la crise du logement: impossibilité de partir de chez leurs parents, location de chambres de bonnes indécentes, loyers prohibitifs, taux d’effort (part du revenu consacré au logement) dépassant parfois les 50%…

Face à cette crise, dès 2006, «quelques jeunes galériens du logement» ont créé le collectif «Jeudi Noir», double référence au krach de 1929 et au jour de sortie du journal De particulier à particulier, «moment de vérité pour des dizaines de milliers de locataires qui comparent leurs revenus précaires et dérisoires aux implacables loyers des grandes villes». Pour ce collectif, le jeudi est devenu ce jour symbole où l’on fait au choix (ou pas) «une croix sur les toilettes, une croix sur la chambre, une croix sur l’intimité, une croix sur la proximité de son emploi ou de sa fac, une croix sur les loisirs…».

Jeudi Noir a multiplié les actions médiatiques, souvent joyeuses, investi des logements vacants, interpellé des ministres, le tout armé d’une simple question: «650 euros pour 12 m2, est-ce bien raisonnable?»

C’est ce type d’annonces pour des chambres de bonnes inabordables qui fait la couverture d’un livre que le collectif sort demain et dont Mediapart publie les bonnes feuilles.

Le Petit Livre noir du logement ne se contente pas de conter les mésaventures des étudiants et jeunes actifs se cherchant un toit. Il épingle l’idéologie du «Tous propriétaires», la «face cachée de l’accession à la propriété», «la fabrique des SDF» et prend des positions qui l’éloignent parfois du mainstream associatif quand il rejette la «formule magique de la mixité sociale» en exigeant que ce soient bien les plus pauvres et uniquement les plus pauvres qui prennent place dans les HLM.

Car les jeunes ne sont pas les seules victimes de la crise du logement. Cependant, alors que la bulle immobilière a commencé à dégonfler, ils peuvent à peine mieux respirer. «C’est à l’achat et dans l’ancien qu’on observe une baisse. Pas à la location, analyse Manuel Domergue, membre du collectif. Or non seulement les jeunes louent, mais ils louent des petites surfaces, dont les prix, dans les grandes villes, continuent parfois d’augmenter.»

Publié dans : Logement